Le mois d'octobre apporte plusieurs nouveautés et échéances importantes pour les dentistes belges. Identification des patients, arrivée des nouveaux stagiaires, prescription des antibiotiques, réforme de la nomenclature ou encore prime télématique : DentalHub fait le point sur ce qu'il faut retenir.
1. Tiers payant électronique : l'identification du patient devient obligatoire
C'est probablement le changement le plus concret pour les cabinets dentaires depuis ce 1er octobre. Les praticiens de l'art dentaire doivent désormais vérifier l'identité du patient à chaque contact lorsqu'ils appliquent le tiers payant par voie électronique.
Une phase de test était en place depuis le 1er février 2026. Jusqu'au 30 septembre, les erreurs liées à l'identification étaient encore communiquées à titre informatif. Ce n'est plus le cas : une erreur peut maintenant entraîner le rejet de la facturation électronique.
La lecture électronique de l'eID reste le moyen privilégié. Pour les enfants, la Kids-ID ou la carte ISI+ peuvent notamment être utilisées, et l'INAMI prévoit des solutions alternatives lorsque le patient ne dispose pas de sa carte lors de la consultation.
Le conseil pratique tient en une phrase : prévenez vos patients dès la prise de rendez-vous, et répétez-le dans vos rappels par SMS et par e-mail.
« Merci de vous munir de votre carte d'identité : elle est nécessaire pour appliquer le tiers payant. »
2. Une nouvelle génération de dentistes entre en stage
Le début du mois d'octobre correspond aussi à l'arrivée de nombreux nouveaux dentistes stagiaires dans les cabinets et services de stage.
Pour exercer dans ce cadre, le candidat dentiste doit notamment disposer d'un plan de stage. Lorsque celui-ci est administrativement en ordre, l'INAMI attribue automatiquement un numéro INAMI de dentiste en formation, dont la date d'activation correspond au début du stage.
Les prestations remboursables réalisées par le stagiaire dans le cadre de son plan de stage peuvent être remboursées, à condition notamment que le maître de stage soit physiquement présent dans le service ou le cabinet où elles sont effectuées.
Si vous accueillez un stagiaire, c'est le bon moment pour vérifier que les informations administratives et le plan de stage sont correctement enregistrés.
3. Antibiotiques : attention, le calendrier a changé
Une modification importante concernant la prescription et la délivrance des antibiotiques avait été annoncée pour le 1er octobre 2026. Elle est reportée : selon les dernières informations du CBIP, la délivrance des antibiotiques à l'unité entre en vigueur le 1er janvier 2027, le report étant dû à des adaptations logicielles insuffisamment testées du côté des pharmaciens.
Le principe de la réforme reste important pour les dentistes prescripteurs. La mesure vise les formes orales solides de la classe ATC J01 — comprimés, gélules, poudres en sachet et comprimés effervescents, mais pas les sirops — à l'exception d'une liste de produits exclus et des médicaments non remboursables. Pour ces médicaments, le pharmacien délivrera la quantité correspondant réellement à la durée du traitement plutôt qu'un conditionnement entier.
La prescription devra permettre d'identifier clairement la substance active, la forme pharmaceutique, le dosage, la dose journalière et la durée du traitement.
L'objectif est de réduire les antibiotiques inutilisés, de limiter l'automédication et de contribuer à la lutte contre l'antibiorésistance. Pour les dentistes, la consigne est simple : préparez-vous dès maintenant aux modalités prévues pour janvier 2027.
4. Réforme de la nomenclature dentaire : les travaux se poursuivent
La réforme de la nomenclature est l'un des grands chantiers du secteur. L'accord dento-mutualiste 2026-2027 prévoit que les travaux soient menés durant 2026 et 2027, avec pour objectif une nouvelle nomenclature des prestations dentaires au 1er janvier 2028.
L'ambition annoncée est d'objectiver les tarifs des prestations, afin d'obtenir une rémunération adaptée à la réalité des soins, tout en rendant la nomenclature plus claire et plus facilement interprétable.
Cette réforme intervient dans un contexte où plusieurs changements ont déjà touché les cabinets en 2026, notamment l'interdiction, depuis le 1er juillet 2026, de facturer des suppléments aux bénéficiaires de l'intervention majorée (BIM) pour les prestations dentaires ambulatoires visées par l'article 5 de la nomenclature.
5. Prime télématique : ne manquez pas la dernière échéance
Les dentistes qui remplissent les conditions peuvent encore demander leur prime télématique relative à l'année 2025. La demande se fait depuis le 28 août et jusqu'au 30 novembre 2026, via le module « Prime télématique » de ProSanté.
Cette échéance mérite une attention particulière : 2025 est la dernière année pour laquelle cette prime pourra être demandée. Vérifiez dès maintenant votre situation et vos scores d'utilisation des différents e-services.
En résumé
Depuis le 1er octobre 2026, les cabinets dentaires doivent surtout intégrer une nouvelle obligation opérationnelle : la vérification de l'identité du patient à chaque contact en cas de tiers payant électronique. L'automne marque par ailleurs l'arrivée d'une nouvelle génération de stagiaires, la poursuite du chantier de la nomenclature et les préparatifs aux futures règles sur les antibiotiques.
Et une date mérite d'être inscrite dans l'agenda : le 30 novembre 2026, dernier jour pour introduire la demande de prime télématique 2025.
Les dates à retenir
- 1er octobre 2026 — identification obligatoire du patient en tiers payant électronique.
- 30 novembre 2026 — date limite pour demander la prime télématique 2025.
- 1er janvier 2027 — nouvelles modalités pour la prescription et la délivrance des antibiotiques concernés.
- 2026-2027 — poursuite de la réforme de la nomenclature dentaire.
- 1er janvier 2028 — objectif annoncé pour la nouvelle nomenclature.
DentalHub continuera à suivre les évolutions réglementaires et administratives qui ont un impact concret sur la gestion quotidienne des cabinets dentaires belges.